[color=red:6d7365ee5a][size=18:6d7365ee5a] * Voici un petit conte de Noël, écrit communément par Calisto et moi-même. Joyeux Noël à tous ! *[/size:6d7365ee5a]
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Il était une fois, dans une lointaine contrée, un château isolée. Un château de glace. Tout en haut d'une haute tour de glace, une petite fenêtre, à peine éclairée à la lueur d'une bougie. Une jeune enfant observait le monde dont elle ne savait que ce qu'on lui rapportait. Au pied de ce château de glace, de longues prairies recouvertes de neige et au loin, les brumes. Dans cette lointaine contrée, l'hiver était éternel. L'hiver avait dailleurs pénétré le cur du roi qui vivait dans ce château, et il s'attaquait maintenant au cur solitaire de la jeune enfant. A l'aube de ces 16 ans, la vie semblait la quitter un peu plus chaque jour. Elle s'ennuyait seule dans ce vaste château froid et silencieux. Peignant ses longs cheveux d'or, elle songeait à sa mère dont elle avait hérité les grands yeux bleus. D'une grande beauté, elle serait bientôt présentée à une foule de prétendant lors d'un grand bal organisé par son père. Elle ne voulait pas se marier avec un inconnu, mais que dire à un père qui n'entendait rien, à un roi qui ne changeait jamais d'avis.
Le soir du bal arrivait, le château était en ébullition. Tout le monde s'affairait pour que tout soit prêt pour accueilli les dizaines de jouvenceaux qui se présenteraient le soir même au roi. On vêtit la belle princesse d'une robe aux couleurs de ces yeux, on natta ses cheveux. Elle regardait la valse des servants avec une indifférence triste. Celle des gens qui n'ont jamais vécu. Elle avait la droiture de son père et la grâce de sa mère, d'aucun ne pourrai résister à cette femme qui se présenteraient aux yeux de tous ce soir. Les trompettes retentirent pour annoncer l'arriver des prétendants. Tous étaient conduit dans la grande salle du trône. Eu fond de cette salle, le roi et sa fille surplombaient l'assemblée. Aucun des deux ne souriaient ni ne prononçaient un mot. Lorsque tous furent arriver, les présentations officielles purent commencer. Et elles durèrent toute la soirée. Un véritable festin fut servi. Prétextant un léger malaise, la princesse se retira pour quelques instant dans sa chambre. Mais une fois la porte refermée, elle fit les 100 pas ds sa chambre, se demandant comment échapper à ce sort tout tracé. Puis, elle se demandait ce qu'il y avait au-delà de ces brumes. Elle voulait savoir à quoi ressemblait le monde extérieur. Elle n'entendit pas tout de suite les coups frappés : Toc toc toc intrigant bruit qui semble venir de nul part. Elle sursauta lorsqu'ils se répétèrent et demanda qui était là. Sur le bord de la fenêtre une minuscule lumière vacillait. Un peu effrayé par cette lueur la princesse s'approcha doucement. Sur le rebord de la fenêtre une minuscule créature était allongée. Elle était à l'agonie. C'est dans un geste désespéré qu'elle tape sur le carreau de la fenêtre. A vrai jamais quaucun livre la princesse n'avait entendu l'existence d'une telle créature. Cette créature ressemblait à une fée mais les ailes étaient celle d'un oiseau multicolore. La lumière provenait du torse de cette petite femme pas plus grande qu'un mouchoir. La princesse la pris délicatement et la rapprocha le plus vite possible de la chemine. Pendant qu'elle la réchauffait, une douce chaleur emplissait son cur. C'était comme si elle avait attendu cette rencontre toute sa vie. La petite créature commençait à remuer dans les mains de la princesse. Elles commencèrent à discuter toutes les deux. La princesse, Marine, demanda à la petite fée ce qu'il lui était arrivé. Elle lui répondit qu'elle avait volé longtemps, emporté au loin par le vent violent au-delà des brumes, et qu'elle n'avait plus trouvé que cette fenêtre d'éclairée où venir se réfugier. Marine regardait la petite fée, très curieuse, et lui demanda : " Raconte-moi, dis-moi comment c'est au-delà des brumes."
La petite fée la regarda étonnée : "tu n'as jamais été de l'autre côté de la vallée ?"
Marine : "et bien non, je ne suis jamais partit d'ici. je ne sais pas ce qu'il y a là bas."
La petite fée aux ailes d'oiseau se lança alors dans un récit emplis de toute sorte de détails sur ce qu'elle avait vu durant son voyages de l'autre côté des brumes. Elle lui expliqua qu'elle avait quitté sa forêt au moment où les fleurs faisaient leur apparition, qu'elle avait parcouru de vastes prairies, des champs, et des villages encore, pour découvrir le monde. Elle lui fit imaginer chaque maison, lui parla des personnes qui les habitaient, lui expliqua le travail qu'ils faisaient pour se nourrir et avoir du bois pour se chauffer. Birbir, la jeune Oisée était très énergique maintenant, elle sautait, virevoltait, mimait et tombait tout le long de son récit. Marine l'écoutait, avide de tout savoir. Et plus elle l'écoutait, plus elle avait envie d'allez découvrir par elle-même toutes ces choses que lui décrivait avec soin la petite fée. La petite fée le vit dans ses yeux, elle lui dit d'un ton enjoué : "et bien quitte ce château et viens avec moi, je te montrerai tout, je te guiderai sur la route pour que tu voies tout ce que j'ai vu de tes propres yeux."
Marine lui dit qu'elle ne pouvait pas quitter con père, ce château et qu'elle allait bientôt se marier. Il fallait d'ailleurs qu'elle rejoigne la salle, elle n'en avait pas envie.
« Mais rien ne t'empêche, rien ne te retiens vraiment. Crois-tu que les choses change sans leur donner un peu d'élans."
Ces mots décidèrent Marine à partir avec elle ; elle ne pouvait plus rester enfermée
Les choses les plus simples sont souvent les plus dure à faire. Elle s'emmitoufla quand une grande cape de velours sombre, sortie sur le balcon et descendis. Elle n'était pas trop habituée à ce genre d'exercice. Elle tomba dans l'épaisse couche de neige. Le plus important maintenant était de fuir au plus vite, elle alla récupérée un cheval dans lécurie.
Dans l'écurie il y avais deux chevaux, un splendide cheval blanc soigneusement peigné et un cheval marron qui ne semblais pas très bien soigné. L'Oisée demanda alors à la princesse
" Pourquoi il y a t-il une si grand différence de traitement entre les deux chevaux?"
La princesse ne sut que répondre. Quelqu'un vint dans l'écurie. Marine eu tout juste le temps de se cacher, dans le box du cheval marron. Les deux jeunes palefreniers discutaient sans rien remarqué. "Regarde ça t'as vu la bote de ce cheval. » Dit l'un
" Pour sur, dit l'autre. Je me demande bien pourquoi le roi ne veut pas ce débarrassé de l'autre veille carne en plus il est méchant".
" Tu n'es pas au courant c'était le cheval de la reine. Ce cheval n'a jamais plus voulu que quiconque s'en approche depuis que... tu sais bien."
" Ouais mais quand même j'en ai marre faut toujours qu'il cherche à me mordre quand je lui donne son fourrage."
Il s'éloignèrent doucement balayant l'écurie. La princesse passa alors de la surprise à l'angoisse. Elle était dans le box d'un cheval qui pouvait être dangereux. Pourtant à bien y regarder ce cheval ne bougeait pas. Il la regardait. Elle pouvait lire dans ses yeux une certaine tendresse. D'une main hésitante elle lui caressa les naseaux. C'était décidé, elle s'échapperait sur le dos du cheval de sa mère.
Elle regarda une dernière fois les grilles avant de s'en aller au galot vers l'inconnu. Avec l'oisée accrochée aux oreilles du cheval, elle traversait a prairie enneigée. Elle s'arrêta cependant alors qu'elle arriva aux brumes. Le jour commençait à peine à se lever. Elle ne voulait pas s'y aventurer. Birbir qui avait récupéré ses forces, se mit alors à produire une importante lumière et fit signe à Marine d'avancer prudemment derrière elle. Un peu apeurée, Marine suivit cependant l'oisée dans les brumes et quelques dizaines de minutes plus tard, elles se retrouvèrent de l'autre côtés. La neige couvrait le chemin et au loin, de la fumée s'échappait de quelques toits. Marine n'en croyait pas ses yeux. Elle observait de tout côté les paysages qui s'offraient à elle. Un grand sourire illuminait son visage. Elle avança en direction du village ; elle n'avait jamais vu de maison aussi petites, elle se demandait comment les gens faisaient pour y vivre. Elle marcha à côté de son cheval, regardant curieuse les gens, qui l'observait tout aussi curieux. ils se demandaient ce qu'une jeune fille ainsi vêtue faisait ici. Visiblement, il y avait de l'agitation dans le village. Elle voulut s'enquérir de ce qui se préparait et accosta une femme sur la place du village.
" C'est pourquoi ma jolie?" lui lança la femme. Celle-ci la regarda en haussant un sourcil, visiblement étonnée qu'une jeune fille se promène seule dans ce village.
"et bien je souhaiterai savoir ce qui se passe ici, les gens semblent préparer un événement. »
"Et Bien c'est la fête de Noël, Jolie dame. Vous ne le savez pas ?"
Marine secoue la tête : « et en quoi consiste cette fête ? »
« La fête de noël est une célébration de la vie. C'est le moment de l'année où les gens montrent le meilleur d'eux même. Il y a un repas en famille. »
La princesse la regardait avec des yeux ronds.
"nous n'avons jamais fais cette fête..."
La princesse fut un peu déboussole, il était rare qu'elle mange avec son père. Elle demandait si cette fête était pour bientôt. La dame lui sourit et lui répondit que c'était le soir même. Puis elle la regarda inquiète. « Mais d'où venez-vous ? »
La jeune princesse de ne savait pas quoi répondre. Elle répondit vaguement
"j'ai fais un long voyage"
La dame hésita un instant, puis elle haussa les épaules et lui dit d'un ton joyeux : "Venez donc passer la fête avec nous ; je m'occupe d'un orphelinat et une personne de plus ne sera pas de trop. Savez-vous cuisiner ? il y un tout un repas à préparer"
Marine répondit qu'elle n'avait jamais rien préparé à manger, la dame lui dit qu'elle lui expliquerai quoi faire. Toutes deux se rendirent à l'orphelinat et durant tout le reste de la matinée, s'attelèrent à la préparation du repas. Marine y mettait tout son cur et Birbir les regardait tranquillement. Les enfants sattroupèrent près de la cuisine pour voir la « nouvelle dame ». Ils nétaient guère habitués à ce que des personnes « en beaux habits » viennent dans lorphelinat. Chacun se prépara donc, se fit beau afin dattirer lattention de la dame, peut-être dans lespoir quelle était là pour en recueillir un. Puis la nuit tomba. Marine dressa la table avec la dame, et tous les enfants vinrent sinstaller à table. Lexcitation régnait. Les deux femmes déposèrent les plats sur la table. Dans la cuisine, la dame expliqua à Marine quil était important que cette soirée soit une fête pour ses enfants. Cétait une fête de famille, et ils navaient plus la leur.
La dame qui soccupait de tous ses enfants présenta Marine. Puis après entonné un premier chant que ne connaissait pas la princesse, ils mangèrent avec appétit. Le repas était simple, mais délicieusement préparé, et il y avait de la viande dans la soupe, ce qui était chose rare. Tout au long de la soirée, les chants résonnèrent et les enfants prirent à cur dapprendre à la Marine quelques refrains. Loisée grignotait quelques miettes de-ci de-là.
Mais soudain, un coup fut porté à la porte et un homme rentra tranquillement. Il regarda les personnes à la tablée et ces yeux sarrêtèrent sur la belle princesse. Il sourit puis alla saluer la dame de lorphelinat. Puis il regarda un instant Marine sans dire un mot, ce qui la mit mal à laise. Dune voix calme et chaleureuse, il lui dit :
« Peut-être ne mavez-vous pas remarquez, mais jétais au bal hier soir. Votre père sest inquiété de ne pas vous voir revenir et il vous a envoyé chercher. Comme personne ne vous trouvait, votre père a envoyé tous ses soldats et tous les prétendants à votre recherche, promettant la main de sa fille à qui la trouverait saine et sauve. Il ne devrait plus être long à arriver jusquici. »
Tous les enfants regardaient avec curiosité cet échange. Marine baissa les yeux, un peu honteuse.
« Je ne veux pas rentrer chez moi. Je me suis rendu compte quil y avait des tas de choses que jignorais, je veux tout découvrir de cette contrée que dirige mon père. Et je ne veux pas épouser un homme qui ne songe quà devenir roi. »
Le jeune homme la regarda en souriant et sagenouilla à côté delle :
« Et épouseriez-vous un homme qui vous ferait découvrir cette contrée ? »
Plus un bruit ne troubla linstant magique, même Birbir restait suspendu aux lèvres de Marine en attendant sa réponse. Cette dernière rougit et bafouilla.
A linstant où elle ouvrait la bouche, des soldats firent irruption dans la salle, le roi à leur suite. Il regarda sévèrement sa fille, mais elle ne lui laissa pas le temps de parler. Elle se leva et prise dans son élan, elle expliqua à son père les raisons qui lavaient poussée à quitter le château. Elle lui dit quelle ne voulait pas rentrer dans ce château où elle dépérissait, où elle épouserait un homme quelle naimerait jamais, un château doù elle ne pourrait jamais partir pour découvrir tout ce qui lui avait été caché. Elle ne voulait plus de cette vie-là et cet homme qui lavait retrouvé en premier lui promettait celle dont elle rêvait. Elle rappela enfin le serment quil avait fait aux prétendants si lun deux retrouvait sa fille. Son père restait sans voix devant lenvolée de sa fille. Elle éclata en sanglot et se jeta à ses pieds, lui pris la main et continua de lui dire que malgré son amour pour lui, elle nen pouvait plus de cette vie.
Son père ne put quêtre attendri et relevant sa fille il lui demanda pardon de ne pas sêtre aperçu de son mal-être, de lavoir ainsi négligée depuis la mort de son épouse. Il laimait aussi plus que tout et ne voulait pas la perdre. Il regarda le jeune homme qui était non loin :
« Si vous êtes en mesure de lui offrir la vie dont elle rêve, et si cest elle qui vous choisie, je ne peux que vous accorder la main de ma tendre fille. »
Et cest ainsi quen cette nuit de Noël, le roi, sa fille et le futur prince se retrouvèrent installer autour de la table dun orphelinat. Une nuit de Noël qui serait sans doute lun des plus beaux de leur vie. Une nuit où lamour avait eu raison de tout le reste.
Le lendemain, les brumes séparant la contrée du château sétaient levées. La princesse put parcourir la contrée à la rencontre de ses habitants, toujours accompagnée de son fiancé et de la joyeuse Birbir qui décrivait tout ce quelle voyait avec enchantement et qui le raconterait par la suite aux enfants de Marine.
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La princesse de Noël
Ouvert par sara Merenwen le 19/12/2004
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19/12/2004