Il était une fois, dans un château lointain, une salle endormie. Tout semblait reposer dans un profond sommeil depuis des années. Elle était comme suspendue à travers le temps et l'espace. Aucun feu dans la cheminée, pas une flamme sur les chandelles, une lumière diffuse provenant des fenêtres dont les volets étaient légèrement entrouverts, juste assez pour que les timides rayons de soleil se laissent attirer par la pénombre pour l'épouser. Même les araignées ne tissaient plus, les mouches ne battaient plus de leurs frêles ailes. Aucun son ne venait troubler ce silence éternel, pas même les craquements du bois qui ne bougeait plus au passage des saisons et des orages. De l'horloge qui n'égrennait plus les secondes, aux objets qui dormaient, cette pièce semblait avoir cesser de respirer, s'être figée pour une minute, une journée, une éternité.
Soudain les volets s'ouvrirent en grand, la lumière éclatante du soleil déferla dans l'obscurité pour la repousser, les rayons du soleil se firent violents et se fracassèrent sur les murs dans un bruit étourdissant alors que l'horloge reprennait sa course, plus folle que jamais, et sonnait les heures chaque fois plus fort pour ordonner au temps de passer toujours plus vite. Alors la salle s'éveilla dans un sursaut, tirer de son sommeil sans ménagement, entraînant dans sa stupeur celle qui dormait paisiblement. Son livre chuta au sol, les phrases s'y brisèrent. Les battements de son coeur s'accélérèrent. Il arrivait. Elle le sentit. Elle saisie cette présence qui s'approchait. rapidmeent, plus vite maintenant qu'il arrivait à ses portes. Il serait là bientôt. Elle s'affola, ne sachant plus que faire. Ses mains s'agitèrent, ses lèvres tremblèrent. Dans un frisson permanent, elle se dressa de sa haute silhouette comme pour signifier aux choses qu'elle était là et leur intimer de sarrêter à nouveau. Mais à l'inverse de ce qu'elle souhaitait, les aiguilles de l'hologe accélérèrent leurs danses, le soleil scintilla davantage chaque seconde, son coeur résonna à travers la salle dans un vacarme assourdissant. Il était là.
Dans l'allée au loin, se dessinait déjà les contours de son armure. enfin elle posa sa main sur la vitre glacée et fixa ses yeux avides sur celui qui s'avançait.
Dés l'instant où leurs regards se croisèrent , le calme revint dans la salle. Tout d'un coup, plus un bruit ne se fit entendre. Les rayons du soleil n'heurtèrent plus les murs, son coeur cessa de battre,même l'horloge ralentit sa course pour ne plus laisser s'élever que le murmure des secondes qui semblaient s'écouler plus lentement, éloignant l'instant ultime où leurs doigts s'entrelaçeraient, où leurs lèvres se rencontreraient, où dans une étreinte commune, leurs coeurs s'uniriaient pour ne plus battre qu'à l'unisson pour un jour, pour une semaine, ou une éternité...
Réveil
Ouvert par sara Merenwen le 10/12/2004
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10/12/2004