L'enfant d'irhim

Ouvert par sara Merenwen le 06/11/2004

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[color=red:65236c2bcb][u:65236c2bcb]Première partie de ce conte écrit un soir avec le Blackrider.[/u:65236c2bcb][/color:65236c2bcb]

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Il pénétra dans le village vers la fin de la journée. Epuisé, à bout de force, il se tenait pourtant droit, traversant dignement cette rue depuis si longtemps quittée. Un mince filet de sang coulait le long de sa joue. c'était la seule blessure apparente, mais son armure trahissait les coups qu'avaient pu recevoir ce soldat. Au creux de ses bras meurtis, un bébé commençait à s'agiter.
Au début, personne ne fit attention à ce soldat. Mais bientôt, le silence se fit et tous se retournèrent pour le voir passer. Un homme du village avait reconnu le jeune homme qui avait quitté le village quelques années auparavant, afin de se rendre à la ville pour servir son roi.
Il se dirigea vers le seuil d'une chaumière ; il semblait produire un effort surhumain pour ne pas s'effondrer à chaque pas. Mais ce n'est qu'une fois arrivé devant la porte ouverte qu'il tomba à genoux. Une femme au cheveux gris mais encore belle s'encadra dans l'ouverture de la porte, fixant ce soldat visiblement surprise et troublée. Sans un mot elle se met à genoux près de lui et essuie le visage du soldat de sa manche. Il chercha son regard. Il avala sa salive et d'une voix suppliante lui demanda : " Mère, gardez cet enfant auprès de vous, élevez-le dans l'amour dont vous m'avez bercé, il faut le protéger."
Il lui mit l'enfant dans les bras. A bout de souffle, il murmura " il ne faut pas qu'il le trouve...". Il s'effondra sur le seuil de sa maison, sa tête reposant sur les genoux de sa mère dont la robe blanche se teinta peu à peu d'un rouge sombre. Des larmes ruisselèrent sur les joues de cette femme et se mêlèrent au sang de son fils, comme un ultime lien au travers de la mort.

Bien des années après, d'autres soldats pénétrèrent dans ce même village. Ils se dirigèrent vers la même maison. la porte était fermée cette fois. Il l'ouvrirent et n'attendirent pas qu'on les y invite pour rentrer. Le village semblait figer dans la peur de ses habitants. Des bruits de choses que l'on cassait et des voix fortes s'élevaient de la chaumière dans le silence de plomg qui régnait au dehors. A l'intérieur, le capitaine des soldats s'avança vers la femme et lui demanda où était son fils. Elle lui répondit qu'elle n'en avait pas. Ses soldats renversaient tout dans la maison et la femme était terrifiée. Le capitaine insista : "pour la dernière fois, je vous demande où est l'enfant qui vit ici ?". Elle lui répéta qu'aucun enfant ne vivait plus ici et elle se mit à hurler, à l'insulter. fatigué, le capitaine lui plongea son épée dans le ventre. Lorsqu'il quitta le village, le toit en feu de la chaumière s'écroulait sur le corps inerte de la femme. Alors qu'il revenait de la forêt, le jeune homme vit sa maison en feu en arrivant au village. Il s'avança sans un mot, complètement désemparé. Il passa devant sa voisine, une jeune femme de son âge dont le beau visage était empli de larme et dont les yeux disaient à quel point elle était bouleversée. Le père de la damoiselle voulut le retenir, mais Déséos dégagea son bras et tomba à genoux devant ce qui était le seuil de sa maison. Il enfouie son visage dans ses mains et poussa un cri de rage et de désespoir qui déchira tous les silences l'espace de quelques secondes. Son voisin se tint près de lui durant les minutes qu'il resta ainsi prostré devant les cendres de son enfance. Puis il lui expliqua dans quelle condition il était arrivé dans ce village et lui rapportera ce qu'il avait vu et entendu de ce qui c'était passé à peine quelques heures auparavant. Déséos se redressa et fit face à son voisin. La machoire serrée, les yeux rempli de colère et de tristesse, il demanda :
"Pourquoi ne l'avez-vous pas aider ?"
Il se tourna vers tous les habitants qui s'étaient attroupé autour d'eux.
" Pourquoi n'avez-vous pas bouger ? Vous n'avez donc rien fait pour la sauver ?"
les larmes l'empêchèrent de prononcer n mot de plus. il se retourna vers sa chaumière en cendre, ravala ses larmes et lorsqu'il se retourna il annonça qu'il partait découvrir la vérité. Il se mit à courir, fendant l'attroupement en un instant. Il quitta le village alors que la nuit tombait.
Durant des jours et des nuits, il parcourait les chemins, traversant de nombreux villages avant d'arriver à la ville. Il pénétra dans la grande capitale sous un soleil de plomg. Sa barbe avait poussé, ses traits étaient tirés. Irhimhaaz. Beaucoup de jeunes de son village avait rêvé de la voir un jour.

Il ne savait pas ce qu'il cherchait, il ne savait pas ce qu'il allait faire. Mais il était là. Il rentra dans une taverne et s'assit à une table, un peu en retrait. Il resta assis ainsi à observer les gens pendant de longues heures. Il vit entrer un groupe de soldats à la fin de la journée. Après quelques verres, ils riaient fort. Déséos sentit la colère le gagner peu à peu. Ils avaient tué sa mère et brûlé sa maison, et maintenant ils s'amusaient. Il ne pouvait pas laisser paser cet affront. Mais il se ressaisit. Et il eût une idée : il allait travailler pour le roi. En s'engageant dans l'armée de sa contrée, il espérait pouvoir approcher le roi et apprendre quelque chose qui l'aiderait à comprendre.

C'est ainsi que durant plusieurs semaine, il évolua au sein de l'armée du souverain, parcourant les rues de la ville avec d'autres soldats pour y faire régner l'ordre. Mais il n'apprit pas grand chose concernant le souverain ou quoique se soit en rapport avec ce qui c'était passé à son village.
Jusqu'au jour où on leur demanda d'encadrer le convoi de prisonniers à travers la ville. Alors que les prisonniers arrivaient à la ville, Déséos demanda à un de ses camarades ce qu'avaient fais ces hommes et ces femmes. Il lui répondit qu'ils avaient trahie la confiance du roi en dissimulant des informations et en cachant un ennemi. Il se tourna vers les prisonniers et y reconnu un visage familier. Au milieu des prisonniers, il venait de reconnaître sa jeune voisine. Les autres prisonniers aussi il les reconnut, des gens de son village. Ayant gardé sa barbe et ayant maigrit, personne ne pouvait le recconaître à moins de le regarder dans les yeux. Le convois se mit en marche sous bonne escorte vers le palais.
Au détour d'une rue, il s'approcha de son ancienne voisine et l'entraîna dans un coin sombre. Il se mit alors à courir en la tenant par la main en direction de la grande porte pour sortir de la ville. Lorsque les gardes de la porte virent son uniforme de soldat, ils le laissèrent passer sans se poser de questions. Ils coururent jusqu'à une forêt. Là ils stoppèrent leur course quelques instants, pour reprendre leur souffle. Elle le regarda apeurée et interrogative. Il la fixa alors dans les yeux et elle le reconnut. Elle lui sauta au cou et des larmes de soulagement soulèrent le long de ses joues.
"on ne savait pas ce que tu étais devenus."

puis elle se recula, fronçant les sourcils.
"mais tu es un soldat..."
Il lui sourit pour la rassurée.
" Je le suis devenu dans l'objectif unique de découvrir qui je suis et la raison pour laquelle on a tué ma mère. Je... je suis vraiment désolé que par ma faute, le village entier ait des ennuis."
Elle lui prit la main.
" Ce n'est pas de ta faute. Tu ne sais même pas pourquoi ils en ont apès toi. tu as eu raison de t'enfuir."
Il baissa les yeux, attristé et honteux. Mais déjà au loin, il entendit des soldats arriver. Il fallait fuir cette contrée au plus vite. Ils coururent une bonne partie de la nuit en direction de la mer. Une fois au port, il l'a fit monter dans une petite barque, vérifia qu'il y avait un peu d'eau et quelques provisions et pris le large. Personne ne vit la barque manquante avant l'aube.

Durant plusieurs jours, Déséos rama de toute ses forces pour arriver de l'autre côté de la mer. mais dans la précipitations, il n'avait pas fait attention et les provisions vinrent à leur manquer, puis l'eau. Les forces les abandonnèrent. Durant une nuit, Déséos s'endormit peu après que la jeune femme soit tombée inconsciente. La barque flotta jusqu'à l'aube et rencontra bientôt une rive. C'est dans un lit confortable mais petit que se réveilla Déséos. Il se réveilla en sursaut et sauta au pied du lit. Il courut dehors et là s'arrêta surpris. Une voix le salua. En se retournant, il distaingua un visage d'homme derrière le nuage de fumée qui s'échappait de sa bouche. Mais cet homme était plus petit que tous ceux qu'il avait pu rencontrer.
"Bienvenue en Meînor mon ami. Vous avez dormi de longues heure et nous comenions à nous faire du soucis. mais vous devez être affamé, venez, ma femme nous a préparé un de mes plats préférés, une tarte au potiron."
Déséos n'en revenait pas, il était en pays hobbit. Il voulut demander où était son amie, mais le hobbit lui répondit avant qu'il n'est eu le tps d'ouvrir la bouche qu'elle se reposait dans une autre chambre.

Une semaine plus tard, Déséos et la jeune femme reprirent la route en direction d'un royaume du nord. Ils saluèrent de la main les hobbits qui les avaient accueilllis si chaleureusement en leur promettant de revenir les voir.
[u:eb6c560ea4][color=red:eb6c560ea4]deuxième partie :[/color:eb6c560ea4][/u:eb6c560ea4]
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Deseos redescendit jusqu'en Meïnor où il fit escale chez ceux qui les avaient sauvés bien des années auparavant. Puis il pris un bateau en direction d'Irhim.
Deseos avait beaucoup changé d'apparence, il aurait fallu bien l'avoir connu pour le reconnaître. Il arriva en ville presque un mois après avoir quitter sa famille. Aussitôt arriver, il se mit en quête d'un emploi au palais.

Il fit attention de ne pas croiser des anciens amis gardes de la ville. Il y avait peu de chance qu'il les retrouve dans la garde privée du calife : ces gardes là étaient des eunuques, élevés depuis tout petit pour ce métier bien spécial. Impossible donc de se faire embaucher dans ce palais comme gardes ni comme servant ; il avait oublié ce détail. Il réfléchit un instant, puis voyant des marchands se diriger vers le palais, il lui vint une idée.

I se dirigea vers la caravane de marchands, il se présenta à celui qui semblait commander le tout et lui expliqua qu'il souhaiterai les accompagner. Il recherchait un travail et savait faire un peu de tout, de plus il connaissait la région et le palais pour y avoir travailler. Le marchand, un homme jovial et qui ne semblait pas vouloir se prendre la tête, accepta son offre et l'accueillit dans son équipe. Tout en faisant connaissance ils approchèrent du palais.

Les marches s'ouvrirent enfin devant les pas de Deseos : un escalier interminable fait de dalles dorées . Il menait dans un grand hall. Deseos dans ce hall immense où le parquet reflétait les visages et apparences de chacun, se sentit comme pris de vertiges. Il passa dans des jardins ;
chaque mètre un eunuque muscle et massif portant un cimeterre doré le regardait... les jardins intérieurs étaient magnifiques, tout y était beau et bien entretenu, entre les haies de buis, il devinait des formes humaines et raffinées. Les marchands furent menés jusqu'au harem du calife. Là des femmes derrière des barreaux dorés devaient choisir les étoffes que leur présentait les marchands.

Le chef des marchands donna quelques étoffes à Deseos et lui fis signe d'allez les montrer aux femmes. Deseos n'osait trop lever les yeux sur ses femmes d'une grande beauté. Le calife surveillait ce qui se déroulait. Il observait avec attention ce jeune homme qui ne faisait visiblement pas partit des marchands, tout du moins depuis peu de tps. Il avait une démarche et une allure particulière. Le calife l'interpella. Deseos ne le regarda pas tout de suite, son sang glacé dans les veines. Le calife l'appela de nouveau, de manière autoritaire et le silence se fit
tous les regards se tournant vers Deseos. Deseos fixa le calife, intrigué ; ce dernier s'approcha et lui demanda d'où il venait.

Deseos se figea tout à coup, il reconnaissait dans le visage du souverain des traits qu'il avait déjà vu... souvent, dans la mare quand la lune reflétait son visage : son propre visage. Il se frotta machinalement le menton... ce que fit également le calife en même temps... Il ne fallut pas plus de temps aux deux hommes pour comprendre... Deseos paniqua et tenta de fuir...
C’était peine perdue. Quatre brutes se saisirent de lui... mais il sortit de l'étreinte , sauta par-dessus le groupe se hissant sur les têtes les épaules ; ça devenait presque comique.. cette fuite éperdue. Il sauta à un balcon.

aussitôt le calife ordonna qu'on le poursuive et que personne ne devait quitter la ville : on aurait dit que l'armée entière était déployée dans la ville. Deseos courut et se cacha dans une ruelle, ms les gardes fouillaient tous les recoins de la ville. Il allait se faire arrêter, il le savait. il s'assit dans un coin. tout se mettait en place dans sa tête : il savait maintenant pourquoi on avait cherché les enfants de son âge ; mais pourquoi voulait-il le tuer ?
quitte à se faire prendre, il décida de retourner au château.
il pris peur tout a coup hésitant. il décida avant de retourner à la taverne ou il avait mendié la première fois...la taverne de « bonnes chairs et rasades ». il n'y retrouva pas le tavernier qui l'avait aidé. c'est à ce moment que des chasseurs de primes le reconnaissant lui tombèrent dessus : ils le rouèrent de coups et le traînaient jusqu'en enfer...
quand Deseos se réveilla, on allait le jeter dans les fins fonds du palais d'ihrimhaaz
un endroit d'où personne ne revenait des oubliettes gigantesques... il demanda alors
« pourquoi ??? »
le calife le regarda et lui dit : « tu es le fils que j'ai eu avec une soubrette, je l'ai appris à tes 11 ans. je ne voulais pas déshériter mon fils que j'avais chéri jusque là et qui était élevé comme un prince et qui a un an de moins que toi... il fallait, » il sert les poings « il faut que je te fasse disparaître »
A ce moment Deseos glissa dans la fosse et s'écroula dans un endroit noir comme la suie.

il s'effondra sur le sol, dans la boue...ou ce mélange de... il n'osait songé au mélange...
il enfouit sa tête dans ses mains. il hurla :
"Mais pourquoi ? Je ne demandais rien ! Je vivais heureux avec une famille sans connaître cette histoire ! Pourquoi vous en être pris à ma famille ? A tous ses enfants ???"
une vague de désespoir l'envahie et il réalisa que jamais il ne sortirait d'ici.
Mais c'est à ce moment que, de la noirceur des oubliettes...

une torche se dirigeait vers lui tel une lueur d'espoir... mais en fait de lueur d'espoir il s'agissait plus du feu de l'enfer... il vit une tête vaguement elfique, rongée par la maladie et l'odeur qui se dégageait de l'individu était abominable. la torche éclaira la zone : une vaste pièce... des squelettes amoncelés de la chair pourrie, des corps mangés par des rats, des rats mangés par des hommes. il eut envie de déglutir mais l'attaque de cette créature qui n'avait plus rien d'humain et qui semblait nourrie de folie et de chair humaine le remis d'aplomb.
il était guerrier de la garde et ce pauvre bougre affamé et malade se mangea un poing qu'il ne put éviter, ça le tua d'un coup. Deseos s'essuya la main machinalement et repris la torche
alors que d'autres créatures se jetèrent sur le corps du perdant de l'assaut....

la tête vide, Deseos arpenta les oubliettes avec sa torche, longeant les murs, essayant d'y repérer quelque chose, la moindre fêlure. au moindre bruit il sursautait. il lui fallait sortir d'ici
ms si on le voyait, il serait tué sur le champ. il ne voulait pas perdre à jamais sa famille
les murs étaient froids, humide, et surtout...ils étaient lisses : pas d'ouverture, pas de leviers, aucun passage secret. il revient sur ses pas et vit qu'un des êtres qui hantaient ces lieux avait attrapé un rat. il avait faim. il lui arracha le rat des mains et le premier qui voulut lui reprendre fut tué immédiatement. Il n'avait plus rien à perdre ; pers n'osa l'affronter. Il mangea le rat, la chair crue le dégoûtait, ms il fallait qu'il mange.
plusieurs jours se passèrent ainsi, jusqu'à ce qu'un soir, un eunuque l'appela du haut de la fosse.

il ne répondit pas d'abord... des voix lui disaient que les eunuques voulaient s'amuser qu'ils le battraient à mort.
« fui, fui » répétaient les voix, le rendant complètement fou. Il courut tout droit vers le fond des abysses, puis il finit par tomber sur une sorte de grotte : de l'eau de mer...
était-ce possible ? là un homme âgé et en train de mourir lui dit que le passage menait à la surface mais que souvent ceux qui y allaient finissaient par réapparaître, rejetés par la mer, dévorés par les crabes. Deseos réfléchit... lui le pêcheur... il trouva une idée....
il pris une vieille gourde qu'il trouva et la remplit d'air et ferma le bouchon. il plongea et commença à nager, mais le tunnel sous l’eau était long très long. A la moitie du passage il cracha l'air de ses poumons, ouvrit la gourde soigneusement et en inspira l'air. il remonta encore alors toujours plus vite et sorti à l'air libre...
libre pas tant que ça il s'aperçut qu'on l'avait marqué de la marque des esclaves sur son bras.
pire des meurtriers... si on le voyait-on pouvait l'exécuter sur-le-champ, il nagea jusqu'aux récifs...

il grimpa difficilement sur les récifs, s'affala et s'endormit, terrassé par l'épuisement. c le soleil haut dans le ciel, le clapotis des vagues et les mouettes qui le réveillèrent. il regarda autour de lui, ouvrant difficilement les yeux à cause de la lumière. Il ne savait pas où aller, il longea la côte quelques instants. Il ne voulait pas rentrer chez lui sans connaître le fin du mot de cette histoire. il dénicha une vieille cape et s'en recouvrit entièrement, on l'aurait dit taillé pour un ogre. sale comme il était, pers n'oserait l'approcher.
Il prit la direction d'ihrimhaaz pour la troisième fois.