trahison et vengeance

Ouvert par sara Merenwen le 22/09/2004

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les sabots des chevaux lancés au grands galots ds la nuit noires résonnaient dans la forêt, puis dans le village. Ils le traversèrent sans ralentir l'allure. Quelques instants plus tard, quelque part dans la forêt, le bruit des épées qui s'entrechoquaient avait remplacé celui des sabots.
Soudain, une nappe de sang se répandit dans l'oscurité, sur la mousse humide du chemin alors que déjà l'aube se levait sur le village, au son du chant d'un coq.

**** 4 jours plus tard, à des lieux de ce village ****

"non non je vous en supplie ! ne nous enlever pas nos bêtes ! comment allons nous vivre ?"
la femme se fit bousculer et alla heurter une chaise. Des larmes inondaient son visage amaigris et ses yeux trahissaient la détresse dans laquelle elle venait d'être plongé. Avec impuissance elle regarda les soldats emmener son grain et son bétail. Alors qu'ils s'éloignaient, elle s'éffondra sur le palier de sa maison dont le toit prenait feu
les voisins accoururent et l'éloignèrent à temps.
Une jeune femme arriva au village alors que la maison finissait de se consumer. Elle s'avança, impassible, fixant les cendres de ses souvenirs.
un voisin s'approcha, lui posa une main sur l'épaule et lui indiqua où se trouvait sa mère. Comme un automate, elle suivit le voisin chez lui et grimpa les marches la menant à la chambre où sa mère avait été allongé.
elle s'arrêta à la porte fixant sa mère qui était livide et qui ne s'arrêtait plus de pleurer. Lorsque cette dernière se rendit compte de la présence ds sa chambre elle tourna la tête et observa sa fille qq secondes avant de noyer ses yeux de larmes plus abondante encore. Elle ne pouvait parler et ce fut la voisine qui lui expliqua ce qui c'était passé :
"des soldats sont venus au moment du déjeuner. Ils... ils ont dit que ton père avait été tué alors qu'il prenait la fuite. Ils ont saisi toutes les récoltes et le bétail, et ils ont mis le feu à la maison, prétextant la réparation des dommages causé par ton père."
elle baissa les yeux et quitta la chambre, mal à l'aise. Les yeux de Neela restaient vide de toute expression. Elle serra les dents, ne prononça aucun mot et après un dernier regard mérpisant vers sa mère, elle quitta la chambre et descendit quatre à quatre les marches. Elle courrait presque lorsqu'elle franchit la porte de la maison. Elle disparut dans la forêt.
Haletante, elle ne s'arrêta que lorsqu'une racine la fit trébucher. Son genou était égratigné, rien de grave, mais les forces l'avait abandonnée.
Epuisée, manquant de s'étouffer en ravalant ses larmes, elle finit par sombrer ds un sommeil profond, mais troublé.

Ce fut le chant des oiseaux et les rayons du soleil haut ds le ciel déjà qui la réveillèrent. Elle s'assit, regardant autour d'elle, perdue. Cette fois, elle ne put retenir les larmes qui s'écoulèrent doucement le long de ses joues
elle avait l'impression que plus jamais elle ne s'arrêterait. Mais le bruit d'un cheval approchant le fit se ressaisir et se redressant maladroitement, elle essuya ses joues. Le cheval s'arrêta près d'elle. Son cavalier fixait la jeune femme et lui demanda d'une voix sourde ce qu'elle faisait là. Elle lui répondit qu'elle c'était perdue.
Après qq secondes de silence, le cavalier l'aida à monter sur son cheval et la conduit à l'orée de la forêt en lui indiquant la direction de la ville. Il l'avertit que ces bois étaient réservé à la chasse de sa majesté et qu'elle n'aurait pas dû s'y trouver. Elle le remercia d'un hochement de tête et se dirigea vers la ville, ne sachant pas encre ce qu'elle allait y faire. Personne ne fit attention à elle ds les rues qu'elle arpentait à la recherche d'un endroit où dormir. Mais elle n'avait pas d'argent. Elle entrait ds différente auberge ou taverne, proposant ses services en échange d'un peu de nourriture et d'un endroit où dormir. Mais on lui riait au nez . Elle se rendit compte que son apparence ne devait pas l'arranger : sa robe était taché de boue et troué, ses cheveux décoiffé lui donnait l'air d'une folle. Elle se rinça le visage à l'eau d'une fontaine et enleva les rubans et diverses attaches de ses cheveux afin de lisser ses cheveux. Elle traversa une rue et observa l'intérieur d'une boutique de tailleur. Une robe à peine fini était posé sur une chaise. Elle surveilla le tailleur et dés que celui-ci ce fut absenter ds la pièce voisine, elle entra en vitesse et pris la robe. Elle alla se changer ds une ruelle sombre et malodorante.
ainsi vêtu, elle semblait plus présentable. Le bleu profond de la robe faisait resortir ses yeux bleu clair, et le liserai rouge qui soulignait le bustier rappelait les reflet roux de ses long cheveux bruns. Elle entra dans une petite auberge, près de la place de l'église et se présenta à la tenancière, une femme forte, mais dont la petite taille camouflait un vrai mauvais caractère. Visiblement, elle dirigeait son auberge d'une main de fer, l'intérieur était pourtant plein, mais calme. Lili comme l'appelait les client, la jaugea. Elle lui parla séchement, lui demandant ce qu'elle savait faire. Neela ne se démonta pas et lui dit qu'elle pouvait tout faire, tant qu'on lui disait ce qu'elle devait faire. L'audace et le courage de la jeune femme amenèrent un léger sourire presque indétectable sur les lèvres de Lili qui l'embaucha. Et durant plusieurs semaines et plusieurs mois, Neela aida Lili a tenir l'auberge :nettoyage, vaisselle, préparation des chambres étaient ces tâches quotidienne. Mais elle avait un lit et était nourrie. Lili lui donnait mm parfois qq piecettes que Neela mettait de côté.
entre les deux femmes, un lien se tissa au fil du tps. Bientôt, ce fut mm l'amitié qui les unit.

Mais plus le tps passait, plus une chose obsédait les pensées de Neela. Tout au long de ses mois, elle se renseignait en ville sur "sa majesté". Il lui arrivait mm de faire boire plus que de raison un soldat afin de le faire parler.
un soir, elle se rendit ds la forêt. Elle s'enfonça jusqu'à une petite clairière et s'y endormit. Elle se réveilla au petit matin et attendit une bonne partie de la matinée. Tout d'un coup, des bruits se firent entendre : enfin ils approchaient. Lorsqu'ils arrivèrent ds la clairière, ils y trouvèrent une jeune femme terrifiée. Le roi sortit du flot de ses compagnons et gardes pour toiser cette jeune paysanne. Elle tomba a genou et lui demanda pardon, lui expliquant que son chat c'était enfui et qu'elle avait voulu le retrouver, mais la nuit tombant, elle c'était perdu. Le roi admira cette femme d'une grande beauté et n'écoutait mm pas ce qu'elle disait.
lorsqu'un garde s'approcha d'elle, le roi secoua sa main et ordonna que l'on reconduise cette jeune fmme en ville. Elle remercia chaleureusement le roi, s'inclinant et usant de tous ses charmes avant de suivre le garde.
elle rentra à l'auberge et se changea, revêtant une robe qui lui sied à merveille. Elle avait dépensé toutes ces économies ds la confection de cette robe magnifique, rouge sang. Après avoir natté ses cheveux et s'être fardée, elle redescendit ds la salle et attendit toute la soirée.

alors que les bougies s'allumaient sur les tables, un homme entra, un messager. Il se dirigea vers Neela après un instant d'hésitation. Il lui tendit une lettre et attendit. Le sceau royal cachettait le courrier. Elle parcourut les qq lignes et suivit en silence le messager jusqu'au chateau
elle passa sous le porche, suivit un garde jusque ds le chateau, et qq minutes après, pénétrait ds la salle à manger royale. Le luxe de la pièce lui fit ouvrir des yeux incrédule et emmerveillés à la fois. Le roi se leva à son entrée et s'approcha d'elle. Elle fit une révérence, laissant tout le loisir au roi d'admirer son décolleté en V. Le roi l'invita à s'assoir et le diner fut servit. Il débuta ds le silence, le roi ne quittant pas des yeux cette belle femme qui lui faisait face et le fixait ds les yeux.
A la fin du repas, il l'invita à danser. Elle se déplaçait avec élégance. Il la dévorait du regard. Lorsqu'il convia ses gardes et serviteurs à quitter le salon, elle sut que c'était le moment. il s'approcha d'elle, ces yeux étaient ceux d'un fou.
alors pour la première fois, elle prit la parole ; d'une voix douce et sourdre, elle dit :
" Savez-vous que nous ne sommes pas complètement des étrangers ?
en effet, vous et moi sommes lié"
le roi s'arreta, regardant la femme, soupçonneux et surpris. elle reprit, en arpentant la pièce, faisant le tour du souverain :
" il était une fois, une famille de paysan, vivant modestement de ce qu'elle cultivait et élevait. la femme était enceinte pour la seconde fois
alors qu'il chassait en forêt, le père entendit appeler au secour. Il se mit à courir et arriva à tps pour sauver un jeune homme aux prises avec un loup. il le ramena à la ville. Il s'agissait du tout jeune roi qui c'était aventuré ds la forêt pour la chasse tout seul. Ce jeune roi remercia avec engouement le paysan et lui jura qu'il saurait lui retourner son aide si un jour il s'en avérait nécéssaire.
qq années passèrent, paisiblement. Puis une guerre emporta tous les garçons des campagnes au loin. Le garçon de cette famille mourrut pour son roi et ne revint jamais. L'année qui suivit ne fut pas bonne et les récoltes forts mauvaises. Le paysan décida d'allez voir le roi afin de lui demander de l'aide. Il se présenta devant le roi et lui expliqua que son fils étant mort pendant la guerre et la saison n'ayant pas été bonne, il manquait cruellement de vivres pour l'hiver et le printemps. Il eût beau lui rappeler son serment, le roi ne voulut rien savoir et le fit renvoyer du chateau, traité comme un brigand. La forêt elle mm fut fermé et il ne put allez chasser cet hiver là pour nourrir sa famille. Il retourna voir le roi à deux reprises ; agaçé, le roi fit enfermer durant deux jours le paysan.
déçu et desespéré, le paysan se résigna à voler ds le chateau quelques vivres et piecettes, les ramenant à sa famille.
ms il avait été surpris et on arrêta ce paysan. La saison qui suivit se passa sans lui ds le village et la femme, qui avait accouché d'une petite fille entre tps, ne put s'occuper seule des récoltes. Lorsque le paysan fut relaché, les récoltes étaient finie.
mais cette trahison avait consumer le coeur du paysan. Il refusa de payer ses taxes cette année là. Il alla chasser ds la foret. Il essaya d'entrainer d'autre paysan et petits gens à sa suite ds une révolte contre le roi. Alerter, celui-ci voulut arrêter de nouveau le paysan, qui cette fois n'aurait pas échappé à l'échafaud.
la paysan pris la fuite et fut tué ds une forêt par une nuit comme celle-ci.
puis on pilla sa famille et brûla sa maison. Est-ce que cette histoire vous rapelle qqch ?"
elle le fixait, le regard plein de haine, elle s'approcha de lui et il recula
bafouillant : "vous...vous êtes la fille de ce paysan ?"
elle partit d'un rire mauvais s'approcha davantage de lui qui ne pouvait plus reculer. Elle collait presque son visage au sien et lui murmura :
"vous avez tuer mon père, vous m'avez pris ce que j'avais de plus cher ici bas. Je vais finir ce qu'il avait commencé."

En disant ces mots, elle chercha ds son dos une dague, qu'elle tira de son fourreau et elle plongea la lame froide ds le ventre du roi. Elle retira la dague et regarda s'écrouler cet homme sur le sol, pitoyablement. Il tendit une main comme pour lui demander de l'aide, et essaya de crier, mais le sang obstruait déjà sa gorge et il n'émit d'un gargouillis ridicule. Neela arborait un sourire triomphant et pris la fuite par la fenêtre apès avoir vu la vie quitter le corps de son ennemi.
elle courrut à traver la forêt où elle disparu ds la nuit noire. Le lendemain matin, Lili trouva une lettre glisser sous la porte de sa chambre. Elle l'ouvrit et lut ces qq lignes :
"lorsque tu liras ces lignes, je serai déjà loin, ou peut-être morte. J'espère avoir réussi ce pourquoi j'étais venu ds cette ville. Pour te préserver, c'est la seule chose dont je ne t'ai jamais parlé. je voulais juste te remercier pour ton soutien, ton amitié, ton aide.
tu vas me manquer ; je t'embrasse.
Neela"

pour la première fois de sa vie, Lili sentit une goutte d'eau quitter le coin de son oeil et rejoindre le coin de ses lèvres