Dieux et demons

Ouvert par Grom le 04/02/2004

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Note: ceci est une histoire, une fiction, en aucun cas je ne me prend pour un MJ. (Je dis ca pour les paranoiaques).

Inspiration.

Les murs fremissaient faiblement, comme si les tons chairs, gris et verts etaient les symptomes d'une pestilence infecte, une maladie affectant les vivants et les morts, ce qui vit de ce qui ne doit jamais vivre.

Expiration.

Une legere brume jaunatre passait de-ci, de-la, rampant sourmoisement a une dizaine de centimetres du sol, contournant le centre de la piece et passant silencieusement en se collant aux murs, comme pour echapper au regard du maitre des lieux, assis sur son trone d'os, de chair et d'ebene.

Inspiration.

Aux proche cliquetis des chaines, s'ajoutaient les hurlements des damnes, implorant pitiee, hurlant de terreur, ou riant dans leur demence. Le grondement encore plus lointain d'un millier de volcans s'ajoutait aux claquements des fouets et aux bruits de chair qui se dechire, se brule ou s'etire. Les cliquetis des marteaux sur les enclumes des forges de l'enfer marquait le tempo de cette musique aux doux accents d'apocalypse.

Expiration.

Les favoris du maitre des lieux sont la, pret a repondre au moindre desir de leur maitre. Des centaines de distractions remplissent le dome sous lequel il se tient, le regard fixe et glacial, un sourire carnassier aux levres. Des centaines d'esclaves se prettent aux jeux les plus ignobles jamais concus sans qu'il daigne y preter attention, mais ils n'osent s'arreter car qui sait ce que feront les demonssi le maitre n'est pas satisfait?

La mort n'existe pas au pays de la damnation eternelle, mais ce qui tient sa place n'est guere enviable...

Les instruments de torture les plus delicats et raffines jamais imagines sont la tous utilises pour satisfaire le maitre. Les mets les plus horriblement raffines sont mis sur une table sans fin. Les favoris du maitre attendent son commandement pour le satisfaire, demons et succubes reunis.

Mais le maitre ne fait attention et attend, son corps ecaille de demon, habille de vetements qui semblent fait dans une tissus qui fremit et qui se meut tout seul. Les stries rouges de son torse et de son visage semblent briller d'une lumiere noire alors qu'il regarde, appuye sur un coude, la porte d'os et d'ebene massif droit devant lui.

Ils commencent a entendre les bruits d'une bataille dans le lointain. Celui-ci s'amplifie a la seconde, couvrant bientot la cacophonie infernale des pleurs et des cris. Alors que la bataille atteint son crescendo, la porte s'ouvre et le sourire de Z'tar s'intensifie, ses canines massives grandissant.

Alors vient un silence de mort.

Le nouveau venu s'avance, ses lourds pieds armures faisant vibrer les murs avec chaque pas. Il fend l'ocean de demons mineurs attroupes autour de Z'tar avec l'aisance d'une lame traversant la chair d'un homme. Son armure noire et rouge sang est entrelacee de tiges truffees d'epines et de lames effilees comme des razoirs. A sa gauche pend une epee a une main gigantesque, ruisselant de sang, parcourue d'eclairs et de flammeches. Dans sa main droite, le nouveau venu tient fermement une pioche de guerre ruisselante de sang et qui semble pulser d'une aura ...inexplicable.

Le chambellant, un demon avec trois cornes et un oeil, se souvenant de ses devoirs au dernier momment, crie alors a voix haute:

"Sa puissance anyhilatrice, le destructeur et chien de guerre des enfers; W'ARGOTH, l'inhumain"

A ce moment la, un regard de Z'tar lui coupe la voix et le cou avec. Tandis que le autres restent la sans bouger alors que le cadavre du demon-chambellan les asperge de son sang, W'argoth, son heaume en forme de tete de troll baisse, aproche du trone mais ne se prosterne pas. Z'tar sourit encore plus; son jeu favori! Jamais le dieu du carnage ne s'es prosterne sans recevoir une correction d'abord.

Mais soudain tout les occupants de la piece ressentent les meme sentiments: haine, volontee de tuer pratiquement incontrollee et incomprehantion.

Tandis que les esclaves mortels se battent entre eux a la suite des paroles du dieu de la guerre, Z'tar sourit moins, et leve un sourcil inquisiteur.

"Generalement tu ne parle qu'apres t'etre fait battre. Qu'y a t'il, notre folie du combat? La situation dans le monde des mortels ne te convient plus?"

*Rage encore plus devastatrice, plusieurs instrument de torture eclatent en morceaux*

"La patience est un don, notre chien de guerre. Nous avons attendu des centaines d'annees pour revenir dans le plan des mortels. La chute d'une cite de plus ou de moins est totallement secondaire a nos yeux. Elle tombera quand elle tombera apres tout. Tout ce qui importe c'est que notre heure soit a nouveau proche."

*Frappe le sol avec sa pioche de guerre, creant une fissure dans laquelle tombe des dizaines d'esclaves.*

"Nous venions juste de faire refaire ce sol, notre ouragan qui dechire les chairs. et pour ce qui est de cette affirmation, nous la trouvons ridicule. Pourquoi devrions nous attendre que cette ville soit prise par les flammes du chaos?"

Z'tar s;arrete pendant deux secondes avant de reprendre d'une voix plus douce, presque mieilleuse, et infiniment dangereuse

"Pourquoi tiens-tu a cette citee avec sa tour, notre ultime serviteur? Es-ce pour nous ou pour...

...toi?"