Carnet

Ouvert par Elora Elora le 30/12/2003

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[i:3e5fe3bedd]12 Décembre de l'année 2003 après Fafa ;)[/i:3e5fe3bedd]

Je me glissais derrière un mur. IL ne m'avait pas vu. IL ne pouvait pas me voir. Le mur me cachait.
Je respirais bruyamment. Ses yeux se tournèrent vers l'endroit où j'étais cachée, comme si son regard pouvait traverser le granit.

En haillons, seulement équipée d'une dague, j'avais décidée de me venger.
La haine qu'IL avait mis dans mon coeur déchirait mon corps. Mais là, dans un lieu où se trouvait maintes personnes, je ne pouvais le faire. L'on me tuerait par la suite.
Je voulais profiter de mon acte le plus longtemps possible. Pour cela, il fallait vivre...

Il fit quelques pas vers moi puis s'arreta. J'arretais de respirer. Si il arrivait vers moi, si il me voyait, je mourrai. Je le savais. En face à face, jamais je ne pourrai le gagner. Jamais je ne pourrai le vaincre... Le tuer...
Je restais immobile, les joues rouges de l'air que je retenais.

Lorsqu'il se retourna, je poussais un léger soupir... IL ne m'avait pas vu.

Pourquoi dis je IL oh ma douce soeur, ma soeur adoptive? Parce que son nom, je ne le connais guere. Seul son visage, son corps est ancré dans ma memoire.. Dans mon corps. Voyez ma main ma douce soeur. Voyez mon sein où il imprima sa marque...
Voyez mon ventre où grandit un fils de la haine.

IL a violé puis tué mes veritables soeurs. Mes frères sont morts aussi de sa main et de celles de ses acolytes. Ma mère n'a vu sa mort arriver que trop tôt, comme Ermance, ma petite soeur d'à peine deux ans... Père avait deja disparu, emporté il y a un an par la maladie. Ce massacre, il ne l'a donc vu.
Moi? IL m'a laissé pour morte, après m'avoir donné sa semence et planté son épée dans mon ventre. Quel dommage pour lui que votre frère fut non loin et m'emporta, voyant que je respirais encore.
Je vous dois tant à vous et votre frère oh ma soeur! Seule survivante de ma famille, je me dois de la venger. Me comprenez vous?
Je vous promet d'être discrete, et de rester prudente. Mais comprenez. Comprenez que je veuille à mon tour lui planter ma dague entre les côtes.



[i:3e5fe3bedd]16 Decémbre[/i:3e5fe3bedd]


Je vous remercie Ô ma soeur de m'avoir donné votre benediction. Je puis maintenant aller en paix. Cela fait trois mois jour pour jour que le massacre s'est produit.
Ingrinya aurait du avoir en ce jour vingt printemps et trois lunes...

Quel âge ai je? Dix sept hivers se sont écoulés depuis que j'ai vu naitre mon premier jour.... Vous me trouvez si jeune Ô ma soeur?
Je n'ai que cinq étés de moins que vous. Je suis en âge de savoir ce que je dois faire. Je sais que je dois me venger de ce geniteur de l'enfant qui grandit en mon sein.
Le sentez vous ce bébé? Voyez mon ventre arrondit... Touchez le... On dirait que déjà il veut sortir. Je ne veut pas qu'il ait honte de sa mère, qu'il croit que je me suis laissée abusée , sans me défendre. Sans reprendre mon honneur décimé.
Mais vous m'avez donné votre bénédiction, vous n'allez la retirer, n'est ce pas ma soeur?...


[i:3e5fe3bedd]18 décembre[/i:3e5fe3bedd]

Je veux vivre ma soeur, aidez moi !!!
Ils... Ils m'ont emprisonnée, sur son ordre.
Comment m'a t'il vue? Je ne sais. Je ne veux pas qu'il... Je ne sais guère ce que je vais devenir ma soeur.
Sans nul doute ma mort est proche...
Mais je veux vivre, ma soeur, vivre!! Le comprenez vous? Si ce n'est pour l'enfant, que ce soit pour me venger.

Aidez moi.... Je vous en supplie.
Ils m'ont tout enlevé, que ce soit mon arme comme le seul bijou qu'il me restait de Mère.
Récuperez le au moins, et gardez le.
Je vous en conjure...


[i:3e5fe3bedd] 3 Janvier de l'an de Grâce 2004[/i:3e5fe3bedd]

J'ai passé la nuit du nouvel an en prison, a entendre les gardes boire comme des trous. oh ma soeur, cela fait tant de temps que vous n'êtes venue me voir. Pourquoi???
Quel est ce regard triste que je vois sur votre visage. Je vous en prie, souriez...L'enfant que je porte a grossit, et je le sens maintenant bondir en mon coeur. Sentez le, oh ma soeur, voyez...

Mais pourquoi pleurez vous? Qu'y a t'il donc? Est ce de la faute de votre frère? De la mienne? Oh ma soeur, que je n'aime vous voir dans cet état.
Si je suis bien nourrie? Oh oui, et jamais un homme ne m'a encore réapprochée de trop près.
Non, je ne l'ai guère revu, et cela est heureux, ou j'aurai essayé de l'étrangler sur place...
Qu'y a t'il ma soeur?
Non, ne fuyiez pas, revenez !! S'il vous plait, ne me laissez guere seule dans ces tènèbres...

...

(à suivre)