journal intime.

Ouvert par Marina lander le 01/06/2003

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[i:95582e66b7][color=brown:95582e66b7]Bon ben puisque la demoiselle est au coté d'Oriana, je peux poster ceci... :cry:
Bien sur, c'est hors jeu...


« Ne pleures pas, il ne faut pas pleurer. »
Les mots de ma mère me reviennent à l’esprit alors que je trace d’une main peu habile ces quelques lignes.
J’ai décidé décrire un journal, puisque je n’ai personne à qui parler. Et à toi, chère feuille de parchemin, je dirai tu ou vous selon mon humeur…
J’ai besoin que quelqu’un m’écoute, sans me juger. tu avais une âme mais tu n’as plus de vie. Laisses moi donc faire de toi ma confidente, mon amie. Si tu ne comprends pas ce que je vais te dire, ne t’étonnes pas et dis le moi. Le dryade est une langue tellement compliquée….

Je m’appelle Marina et je suis une fée. Comme tant d’autres, tu sais…
Sauf que je suis atteinte de mélancolie. Je n’arrive plus à rire. Pourquoi cela ? Oh cher journal, la raison est simple. Il existe au fond de mon cœur un amour qui se doit de disparaître. J’aime mon époux, qu’y a t’il de mal à cela ?
Celui ci a rompu notre mariage, voilà de cela trois jours, et le seul vestige que je possède de notre heureuse année est la petite bague que j’ai au doigt. Le reste, je lui ai rendu…
Enfin, pas tout. Dans la forêt de maman, là où je commence à t’écrire, se trouvent aussi nos trois enfants. Trois petites filles aux joues poupines et aux oreilles légèrement plus longues que la moyenne. Mes trois bébés. Vous allez me manquer, je ne saurai vous voir grandir et maman s’occupera à merveille de vous, j’en suis sûre.
Puissiez vous vivre dans l’amour maternel qui m’a tant manqué, et ne jamais aimer les hommes comme j’ai le malheur d’aimer votre père.


Excuse moi cher journal que de pleurer. Je n’arrive à retenir ces perles qui coulent le long de ma joue, venant s’écraser sur tes côtes, et ma main se porte à mon cou vide, m’amenant à lâcher maintes larmes de plus. J’ai bien tout rendu à Narcam. Ce pendentif qu’il aimait tant, qui lui appartenait, à son cou est retourné.
Pardonnes moi, ne m’en veux pas de te confier tous mes malheurs, mais il faut que je parle à quelqu’un. Je vais devenir folle…
A Lazuly je ne peux rien dire, il m’aime. Ce n’est pas de sa faute… Il a parlé avec Narcam juste avant notre re mariage, et lui a avoué sa flamme pour moi. Mon tendre époux n’a vu dans mes hésitations qu’une réponse à ce nouvel amour, et croyant que jamais il ne pourrait m’offrir le bonheur que depuis longtemps je requérais, à d’autres mains il a préféré m’abandonner.
A Narcam, je n’ose même plus trop l’approcher. J’ai peur de mes réactions face à lui. Je pourrai me remettre à pleurer. Mais tu as raison journal, il faut que je souris. Tout le monde le dit. Je ne dois pas être triste…

Mais comprennent ils cela quel mal cela me fait que l’elfe que j’adorais ait préféré Eru à mes caresses ? Qui suis je pour ne savoir garder quelqu’un à mes côtés ? Une petite dryade idiote ?
Oooh, journal sans nom, qu’il est dur de jouer la comédie. Depuis que Lazuly est venu me rechercher là où j’étais allée me cacher, dans le nouveau continent, je fais semblant de tout. Semblant d’être heureuse, semblant de sourire. Qu’il m’est difficile d’ainsi tromper. Mais si je ne le fais, j’ai peur de leurs regards emplis de pitié.
Je ne veux pas de pitié… La seule chose que je désire est l’amour d’une personne particulière, qui par notre père à tous m’a été enlevé.
Est ce tellement impossible de me l'accorder? Ma mère qui sait tout ne semble pouvoir me le redonner. Mais pourquoi ? Pourquoi lui a t’elle proposé de toute la terre aimer, m’oubliant ainsi parmi la masse?

J’ai failli tuer maman il y a de cela trois jours, alors que mon mariage se devait de se dérouler.
L’on fêtait celui de Sir Keren et Dame Tara, sœur de mère et ma tristesse n’était que renforcée par les bruits des danses et des chants. Narcam n’était pas le dernier à s’amuser…
Or, j’appris ce jour ci que les pleurs pouvaient causer la mort de tout mon peuple. Maman pleurait toutes les larmes de son corps, par ma faute car elle n’arrivait à me consoler que mon époux m’aie rejetée. Sa magie en fut altérée, et la forêt bientôt commença à disparaître… Mes sœurs pleuraient elles aussi. Les larmes perlaient sur leurs joues enfantines.
Ne m’en voulez plus maintenant, oh vous mes sœurs, oh toi ma mère. Je souris, vous ne ressentez plus ma tristesse. Vivez heureuses, je souffrirai en silence.



***

La lune est haute dans le ciel et ce matin je pleure encore…
Où est il ? Que fait il ?
Mon journal est tout gondolé… Cela est dû à ses larmes.
Pauvre Lazuly, pauvre grand frère…
Croit il que je lui ai menti ? Nous nous étions promis tant de choses..

Rien n’a changé pour moi, je lui suis fidèle.
Et je ne sais exactement où je vais. Sur ses traces, soit… Je vais le chercher et je m’en réjouis. Mais où ?
Hier, je ne comprenais pourquoi il avait disparu. Maintenant je le sais.
J’aurai tant aimé qu’il ne lise cette page, mon pauvre Lazuly…

S’il savait… J’ai crié comme jamais hier au soir. Pourquoi n’ai je pas écouté mon cœur avant ?
Sans doute voulais je suivre dame Raison ? Je n’aurai pas dû. Je suis une dryade, pourquoi ai je
peur du sentiment amoureux ? Je ne me comprend pas.

Je me rappelle comment il y a peu il m’avait obligée à rester avec lui. Mes soupirs n’avaient été que d’aise une fois qu’il avait formulé son souhait. J’étais heureuse d’être à son coté, même si je ne l’avouais.
Et il avait promis de ne pas m’abandonner. Mais où est il à présent ? J’ai envie de pleurer…

Lazu… J’ai envie de crier son nom, de sentir ses lèvres.
Pourquoi m’a t’il laissé seule ? Lazu…
Cette nuit j’ai rêvé qu’il m’entendait, que mes mots étaient portés à ses oreilles, si douces…
Mais il détournait la tête, ne voulant les écouter.

Lazuly… Je l’aime, je n’osais l’avouer. Mais lui maintenant doit me détester ? Qu’il est si difficile de vivre.
Décidément, je ne suis douée que pour attirer les ennuis et en provoquer.
Ohh… Pourquoi ne l’ai je gardé auprès de moi alors qu’il était encore temps ? Qu’ai je fais ?
Je risque de provoquer ma propre mort. Qu’elle sera douce alors…
Je ne saurai plus vivre si Lazu me repousse. Pas lui…
Il était ce nouveau guide que je devais suivre… S’il en croit en mes sentiments, alors…
Alors la tristesse finira ma vie si peu glorieuse. Ou ma dague selon mon humeur véritable.

S’il me croit, ce que j’espère, oh Oriana toi que je prie, et toi mon cher journal à qui je ne saurai mentir,
Alors… Alors je lui offrirai mon âme et mon corps et je lui prouverai mon amour.

Cher journal, je me dois de reprendre ma route. Je suis si fatiguée…
Cela fait trois jours que je chevauche sans m’arrêter plus de deux heures.
Il faut que je le retrouve, que je m’explique…


Je l’aime. Cela vaut bien tous les sacrifices du monde…

****

Tout le monde voulait que je me sente mieux n’est ce pas ? Chacun voulait des sourires, voulait que je me sente bien… Et bien c’est raté.

Lazuly m’échappe. Il va disparaître au tournant de ma vie d’ici peu. Alors je m’éteindrais.
Tu sais, journal, j’ai mal. Encore plus mal que quand Narcam m’a abandonnée. Et pourtant…
Lazuly est à trois jours de cheval de moi. L’équipe qui était avec Princesse Flora me l’a dit. Je ne veux pas le perdre. Pas encore…
Je t’en prie, journal, aides moi. Dame Oriana semble m’avoir abandonnée. Maman je l’ai rejetée de toute mes forces, l’accusant d’être une partie des malheurs de Lazu. Sur qui puis je alors compter ?
Je n’ai plus personne. Plus personne pour m’aider, plus personne pour me retenir en vie. Si ce n’est l’espérance de retrouver Lazu. La tristesse me ronge de l’intérieur, telle une fièvre. Lorsqu’elle m’aura totalement enveloppée, alors… alors je rejoindrai Oriana.
La pensée de mes filles devrait m’aider mais hélas. Elles sont tellement loin. Et je sais fort bien que je ne saurai jamais les élever convenablement. Je veux qu’elles soient heureuses et je ne saurai que leur offrir ma tristesse.
Dure chose que d’être partagée entre un devoir de mère et une réalité.
Si je pouvais je les amènerai avec moi, je les aimerai. Mais pour cela il faudrait que je sois dans une bulle. Loin de tout danger, et surtout… avec Lazuly.
Je ne repartirai sans lui. Je n’en n’aurai la force.
Je ne pourrai perdre encore une personne aimée sans en mourir. Après Karma, ma douce mère, celle qui m’éleva comme telle, toute ma famille adoptive dont ma sœur Irielle, Allana, puis Narcam et enfin Maman, je ne survivrai au départ de Lazuly.

Quand Nisti a disparu, je ne me suis lancée à sa poursuite. Je n’ai suivi ceux qui y allaient. Et maintenant je suis seule sur les routes, à la recherche de celui auquel je tiens. Chose étrange n’est ce pas cher journal ?
J’aime Lazuly, mon Lazu… Celui qui me prenait dans ses bras pour me faire rire, celui qui, innocemment, m’avait demandé un baiser à la saveur de miel lors du mariage de Maika et Fengus.
Lui qui ne se sentait aimé par personne, par aucune de ses sœurs. Maintenant il doit me compter dans le paquet.
Pauvre amour… Il doit croire que je l’ai trompé, menti.
Pauvre, pauvre Lazuly…
Puisses tu être heureux malgré moi. Si tu m’en veux, je comprendrai. Je suis la cause de tes soucis.



Peut être faut il cher journal que je te raconte enfin qui je suis… Dans trois jours peut être je mourrai, alors à toi je ne pourrai te compter. Parfois j’aimerai que tu aies des bras, pour m’enserrer et une voix, toute petite, pour me réconforter.
Je pourrai te nommer mais le seul prénom qui me revient en ce moment aux lèvres est celui d’un elfe noir…
Enfin il faut que je pense à autre chose.
Je ne veux penser à Lazu… Il doit me haïr. Je ne saurai utiliser ce sentiment à l’envers de quiconque, je ne sais à quoi il ressemblerait s’il pénétrait dans mon cœur mais je l’ai déjà tellement vu. Bonté divine… Comme le monde est difficile…
Je ne veux guère penser à Narcam ni à ceux qui l’accompagne même si je leur souhaite tous les vœux de bonheur imaginables. Qu’ils aient ce qu’il me manque. Qu’ils soient heureux…
Je ne veux penser à Maman, je dois l’avoir blessée. Et pourtant je l’aime bien… Même si je ne la connais réellement… Cela ne fait que deux trois ans que je sais qu’elle existe, que j’ai perçu son visage aimant.

J’ai maintenant 136 ans, même si je n’en paraît que quinze .
Maman m’a crée en toute première. Un essai quoi… Je suis donc l’aînée de mes sœurs, si l’on ne compte Dame Tara comme telle. Mon père est un chêne, beau, grand, majestueux. On me dit princesse mais je n’y comprend rien. Chez les fées, pas de hiérarchie réelle. Pourquoi alors donner des titres ?
J’ai été enlevée par des gitans paraîtrait il, toute petite. Ils m’ont fait traverser un grand désert et là… nous nous sommes fait attaqués. J’ai fui, un projectile m’a atteinte et je me suis évanouie pour me réveiller près de la mer intérieure, dans une petite forêt, auprès de Dame Karma, celle qui m’éleva.
Des démons durent avoir connaissance de qui j’étais car j’appris beaucoup plus tard que certains s’étaient transformés en dryade, me ressemblant énormément et en reprenant le signe que moi sur la hanche. Sans doute dame Adenak, une de mes rencontres que je croyais dryade et possédait ces signes n’était qu’un démon ? Peut être pas…
Ce que je sais est que la femme qui manipulait Eikan, le maître du Cobra était une de ces horreurs.
Tu vois, journal, je suis source de malheur… J’amène les pires ennemis des dryades à leur ressembler afin de mieux les détruire. Comment fait on pour apporter le bonheur, pour faire sourire ?
Je n’ai jamais su… Je ne saurai sans doute jamais. Tout ce que j’ai fait jusque présent n’a fait qu’ennuyer, ou me faire maudire certaines personnes.

A la mort de Karma, j’ai rencontré Narcam et son équipe… nous avons voyagé ensemble, j’ai fini par l’aimer, très rapidement. C’est grâce à lui que j’ai pu me rendre auprès de ma mère une première fois, enceinte jusqu’au cou. La prophétie voulait que l’enfant d’une fée et d’un non fée terrassa le mal. Les fées n’avaient donc le droit d’enfanter. Mais comment le savoir en vivant à des lieues de là ?
Trois bouts de choux naquirent six mois plus tard. Ma Thiniriel aux cheveux plus blond que les blés. Ma Gwynen brune et aussi mignonne que ses sœurs. Et enfin Cénia, ma chérie aux cheveux de feu, la filleule de Sir Leif, et de Dame Cynthia. Sir Leif … Son parrain est à la droite d’Oriana maintenant. Il s’est suicidé après la naissance des filles, il était trop malade pour vivre encore. Sa fille à lui, Dame Cénia était morte peu avant de cette même mystérieuse maladie. Il avait voulu que l’on nomme ma fille comme la sienne, en sa mémoire et j’avais accepté.
Il faut dire que grâce à lui elles vivaient. C’est lui qui m’a aidé à accoucher…
Narcam était en voyage lorsqu’elles sont nées..

Durant ma vie j’ai fait maintes rencontres importantes. En deux ans, j’ai plus bougé qu’en cent trente.
Et bientôt, ce sera mon anniversaire je crois. Karma me fêtait ma naissance vers cet instant de l’année.
Mais je n’aurai personne pour m’embrasser, personne pour me dire que je vieillis… Seule ma tristesse. A part si Lazuly revient avec moi mais j’en doute de plus en plus. Il ne se serait pas enfui comme cela sinon. Il serait resté au pays des fées mais se serait caché. C’est tout…
Là il me fuis vraiment. Serait ce pour me dire qu’il ne veut plus me voir ?
Je veux mourir cher journal. Je ne veux plus vivre… Je ne le mérite pas.
Je n’ai jamais rien su faire de bien…

****

Mon poney est mort dans la désert. Je m’y suis évanouie mais des bédouins m’ont recueillie et m’ont soignée.
J’ai continué ma route. J’aurai préféré mourir, à la place d’Illidi…. Je … [/color:95582e66b7][color=red:95582e66b7]*tache de sang*[/color:95582e66b7] [color=brown:95582e66b7]…………….[/color:95582e66b7][/i:95582e66b7]