Ceci est une nouvelle écrite il y a +- un an. Le style n est pas toujours exceptionnel, pour dire qu il est parfois execrable mais bon. Peut etre que je ferai une suite.
Il est des gens dont la présence n'affecte en rien une pièce, ils passent tellement inaperçus qu'ils pourraient mourir devant nous sans qu'on le remarque. C'était le cas de Enor Kyns et pour un homme comme lui, c'était plutôt un compliment. Il faisait en effet partie des voleurs qui infestent l'Araden en ces temps troubles. On remarqua d'ailleurs sa mort que plusieurs heures après que les Dieux l'aient rappelé à eux. L'affaire fit grand bruit à Mindolin, on racontait qu'un assassin était arrivé en ville et qu'il était si habile qu'il arrivait à tuer un prince de la cambriole et en pleine taverne et sans que le moindre quidam le remarque! Le roi Blaize qui d'ordinaire se serait féliciter que ces chiens se dévorent entre eux étaient plutôt inquiet. Une ombre tueuse, c'était très mauvais pour sa cote de popularité et pour le moral du peuple, déjà durement éprouvé par la guerre. Il fallait pendre le coupable haut et court!
Quand le messager royal arriva chez Lin De Malbeuge pour lui délivrer son ordre de mission, il éprouva une intense joie : enfin les puissants se rappelaient de lui, il allait enfin reprendre du service après cette terrible bataille de Varchen qui faillit lui coûter la vie.
Varchen
en fermant les yeux il se revoyait sur le front. Fougueux comme il létait, avait imploré son capitaine de le mettre en première ligne. Celui-ci le regarda dun air désolé, puis avec une tape sur lépaule lui donna lautorisation. Sil avait été plus proche de lui, Lin aurait pu entendre son supérieur murmurer quil venait denvoyer un jeune homme à la mort
Ils nétaient que 2 Aradins en première ligne à côtoyer les guerriers nordiques, Aragorn Lievremont son ami denfance avait tenu à laccompagner « pour pas que tu fasses de conneries gamin » lui avait-il dit. A côté deux se trouvait un certain Werner Codom dont la hache parfaitement aiguisée luisait au soleil. Ils échangèrent quelques mots puis le cor résonna et les troupes sébranlèrent. Les Gobelins furent une cible facile
du moins pour tout observateur extérieur
Dans la mêlé, le désordre le plus complet régnait : les monstres verts étaient partout et plus on en tuait, plus il en venait. Un coup mal placé faillit même trancher la tête du nordique mais Aragorn fut le plus rapide et le faible bras vert gisait maintenant au sol. Son propriétaire se vida de son sang pendant plusieurs minutes avant de succomber, seul, abandonné de tous.
La guerre glorifie ses survivants, mais ses victimes gisent à jamais sur les plaines de loubli, condamnés à nêtre que des statistiques ou des noms sur des monuments si ils ont de la chance. Arrivaient enfin les terribles Huruk-Haik, élite de larmée ennemie, accompagnés par de nombreux démons. Les hommes se faisaient décimés par ces terribles combattants. Lin se rappellera toujours du visage dun soldat qui eut juste devant lui le corps défoncé par la puissance dun coup de hache. Il était désormais étalé par terre, agonisant quelques secondes, dans un dernier souffle il neut que la force de dire faiblement « maman ». Il neut presque pas le temps de se relever : un démon lattrapa et lenvoya voler à plusieurs mètres. Puis plus rien, le noir. Quand il séveilla il était dans une tente avec dautres blessés, cela faisait plusieurs semaines quil était dans le coma. Tout le monde lavait cru mort.
Le bruit dune porte claquant derrière le héraut le sortit de sa torpeur. Il prit la lettre et la lu :
De Capitaine Delas, commandant de la garde de Mindolin.
Lieutenant Lin de Malbeuge, nous avons besoin de vous à la garde de Mindolin. Veuillez immédiatement vous y rendre afin de recevoir votre affectation.
Il mit la lettre dans sa poche et se mit en route. Cela faisait bien longtemps quon ne lavait plus appelé « Lieutenant », petit souvenir de Varchen... Les rues de la capitale du royaume des humains étaient bien tristes, partout on trouvait quelques pauvres demandant laumône, tantôt au nom d'Oriana, tantôt au nom d'Eru... des enfants crasseux courraient et jouaient pour tromper le chagrin de la perte de leurs parents...foutue guerre... la ville avait été pratiquement complètement rasée et était en pleine reconstruction.
La garde néchappait pas à la règle et cest dans un bureau sans toit que fut reçu notre héros. Delas était assis, les pieds sur un meuble usé, il était fatigué, mais quand Lin entra il se mit directement dans une position plus académique.
« Bonjour sir de Malbeuge, bienvenue, je vous aurais bien offert un siège mais
héhéhé
il ny en a pas. Le bois est devenu une denrée rare ici. Si je vous ai fait venir ici cest que nous avons une sale affaire sur les bras : Un homme est mort et personne ne semble lavoir tué, hors, sa dague ne sest pas plantée dans son cur toute seule
il nous faut quelquun pour démasquer ce tueur invisible. Tout est dans ce dossier, lisez le attentivement et trouvez moi le coupable. Ah oui, joubliais : les détails de laffaire doivent rester secrets. Inutile de vous rappeler quen Araden on tranche toujours la tête des traîtres
»
La joie de enfin réintégrer larmée se mêlait à une colère profonde. Colère, qu'il ne laissa évidement pas transparaître devant le représentant de son seigneur. C'est seulement quand celui-ci pris congé qu'il la laissa éclater. "foutu Lievremont! Tandis que ce vieux salopard est à la tête d'une armée, moi je fais chier à courir les fantômes!".
Une fois rentré chez lui, il parcourut les documents. La victime semblait nêtre quun petit voleur, mais il était évident que si on avait engagé un assassin si habile il devait être plus que cela
Il passa la soirée le nez dans la paperasse avant de sendormir.
Le matin fut consacré à lautopsie du cadavre. Même si ca ne se faisait pas normalement et que les prêtres allaient vouloir le tuer, il tenait à en pratiquer une. Il faillit le regretter quand il ouvrit le cercueil dans lequel on lavait déjà déposé. Lodeur de mort qui sen dégageait faillit le faire tourner de lil, mais bon, cétait un guerrier, un vétéran et il aurait lair très stupide sil tombait dans les pommes. Lhomme était assez petit, à peine un mètre soixante, cheveux noirs, yeux bruns. Il portait à la main droite un anneau gravé à son nom quil retira avec une grande facilité. Il nétait pas vraiment musclé mais il est vrai que cétait difficile à déterminer pour les abdominaux au regard de lénorme fente qui sy trouvait. Malgré son dégout croissant, il lexplora. Il découvrit que larme avait creusé un trou pour remonter jusquau cur. Tous les organes dans le chemin ont été immédiatement carbonisés. En fouillant un peu, il finit par découvrir ce quil espérait : larme du crime, toujours fichée dans un cur brisé. Cétait un superbe poignard. La lame était noire, sans aucun reflet. Le pommeau était lui en or et était incrustée dun rubis qui lui rappelait les yeux dun démon. Cétait évidemment un artefact unique et dune grande puissance. Ses pouvoirs lui étaient inconnus, seuls les mages elfes pourraient laider. Mais rien que lidée de sadresser aux « tapettes des bois » le dégoûtait. En plus, il navait pas le temps ! Une fois son travail effectué, il laissa le corps sur la table où il lavait examiné, les clercs navaient quà lenterrer, ce nétait plus son affaire. Il cacha la dague dans son sac avant que quiconque ne la remarque. Pendant tout le trajet jusquà sa maison, il ne put sempêcher de se sentir oppressé, comme si tout le monde le regardait, ces regards le transperçaient jusquau fond de son âme, jamais il ne ressenti pareil sentiment. Il finit par découvrir que 2 hommes le suivaient. Par principe, il ne voulait pas se laisser pister aussi facilement. Il changea 2 à 3 fois ditinéraire passant par les ruelles les plus fréquentées de la ville. Lorsquil entra dans une impasse, ses poursuivants croyaient tenir leur proie. Mais il ny avait plus rien au fond du cul-de-sac. La dernière chose quils entendirent avant quun terrible éclair ne viennent sabattre sur eux par derrière était la voix de Lin qui leur disait « Bande dimbécile, vous avez oublié que je sais voler ». Quand les deux hommes se réveillèrent, ils étaient attachés à une chaise et leur gibier était devant eux, appuyé sur son épée. Après quelques heures de tortures plus atroces les unes que les autres, ils furent relâchés avec quelques doigts en moins, les bras broyés et tellement de coupures sur le corps quil leur faudrait des heures pour toutes les dénombrer. Ils avaient avoué quils étaient deux membres de la guilde des voleurs et quils avaient ordre de le suivre. Ils ne savaient rien de plus mais il continua linterrogatoire pour son propre plaisir
Il savait quils allaient avertir leur chef et que seul lui pourrait léclairer.
Le soir venu, il sattela au repérage des lieux du crime. Quand il entra à la taverne de l'étalon, la première chose qui le frappa était la terrible odeur de bière et malheureusement, c'était de la basse qualité... La seconde vague qui le submergea était composées dautres effluent qui feraient vomir le non habitué. La décoration était digne dune caverne de Troll, et encore, eux ont parfois des objets de valeur chez eux
tout avait été arrangé pour être bon marché et solide. Les bancs et les tables étaient faites de bois, sur certaines on voyait quelques bouts de verres incrustés, témoignages de soirées trop arrosées entre gens de mauvaise fréquentation.
Et encore, Lin ne voyait pas la tache de sang derrière le bar dont le sourire édenté du barman en disait long sur la provenance. Il commanda sans grande conviction un verre « dalcool du pays » et une fois quil porta le breuvage à ses lèvres, il neut quune envie : prendre cette horreur et lutiliser pour décaper son armure. Il interrogea quelques clients mais comme on lui avait dit : personne na rien vu. Vers minuit, il quitta la place. Mais il ne rentra pas directement. Il senfonça de nouveau dans les quartiers sombres mon arriver à une lourde porte en fer sur laquelle il toqua. Le garde eut a peine le temps de regarder par la meurtrière que le guerrier-mage était déjà à lintérieur. La première pièce était assez petite, outre la personne qui lui avait ouvert et qui avait déjà la tête tranchée, 2 autres voleurs jouaient aux cartes tranquillement. Ils neurent pas le temps de déposer leur jeux que lépée sabattit à deux reprises sur eux. Le combat se poursuivi dans quelques sales jusquau moment au le second de la guilde des voleurs de Mindolin le défia en duel. Cest lui qui lança la première attaque qui fut habillement parée par Lin qui répliqua par une boule de feu au visage de son ennemi. Le projectile contre toute attente explosa juste avant le visage, il était en vie mais aveugle. Il ne vit pas la lame du soldat lui trancher la tête avant de lemporter. Quand il arriva dans la sale du trône, il la lança aux pieds de Van Presani, grand seigneur des voleurs de Mindolin.
_ Pour entrer en ces lieux, tu dois être fou ou suicidaire. Je sais qui tu es Malbeuge, si tu crois que tu pourras mavoir aussi facilement que les deux idiots de ce matin et que mon lieutenant tu te trompes !
_Donne moi les informations que je désire et ta vie sera épargnée. Tu as 3 secondes pour me déballer tout ce que tu sais sur Enor Kyns avant que ca tourne très mal pour toi.
_Tu crois que cest en me menaçant que tu vas arriver à me faire parler ? Pauvre fou ! Gar
Il neut pas le temps de finir son mot que Lin sétait déjà téléporté derrière lui, prêt à légorger au moindre mouvement.
_Si tu crois que jaurais le moindre scrupule à te tuer, tu te trompes. Maintenant si tu ne veux pas passer trois heures à être lentement, très lentement torturé tu as intérêt à parler et à dire à tes gardes daller jouer plus loin.
_Ca va, ca va. Cest bon : Kyns était un voleur darmes et dobjets magiques. On dit quil trempait dans pas mal de trafique dans le sud et quil avait une fortune colossale, personne ne connaît son visage, son contacte en ville est Ulf Geldjin, un trafiquant
Lin relâcha son emprise et avant que les gardes aient pu agir, il se téléporta à nouveau chez lui. Il se disait que ce nétait pas demain la veille quon oublierait son incursion
Il laissa son sac sur sa table de nuit et cest le sourire aux lèvres quil sendormit ce soir la, il savait que la journée suivante lui apporterait la solution à son problème
Pourtant son sommeil fût loin dêtre reposant. Il fut hantée de sombres esprits. La première vision qui lui vint fût celle des rues de Mindolin. Il vit une maison en flamme et des enfants à lintérieur criaient, il savait que sil allait les aider il périrait, mais il le fit tout de même. La seconde le plaça dans le palais royal. Il était avec le roi, celui-ci dormait, il sentit en lui une irrésistible envie de lui prendre sa couronne, de devenir le maître et cest ce quil fit avant de se réveiller en sueur. Quelque chose le piquait sur le ventre. Il découvrit la dague noire qui avait du tomber du sac.
Ulf Geldjin était en train de prendre son petit déjeuné quand Lin sinvita à sa table.
_Je te laisse le choix Ulf, soit tu parles, soit cest ton dernier repas. Ne pense même pas à appeler tes larbins : un sort de charme à suffit à les convaincre que jétais leur meilleur ami. Dailleurs, tu es aussi le mien nest-ce pas ?
_Bien sur, que veux-tu ?
_Quest ce que tu as reçu de la part de Enor Kyns, je sais quil est venu te voir.
_Oui, il avait fait quelques emplettes : il ma apporté un anneau, une amulette et une dague avec une lame noire, mais je lui ai dit de garder larme, elle ne minspirait pas. Tiens, voilà la cargaison, prends la, je te loffre a toi mon vieil ami
_Merci Ulf, maintenant endors toi.
Il sorti tranquillement du bâtiment, laissant son propriétaire endormi et ses sbires dans le même état. Il savait à qui appartenaient ces objets et il lui restait à rentrer à la garde pour terminer son affaire.
Le Capitaine Delas était toujours dans son bureau avec vue sur le ciel. Heureusement quil ne pleuvait pas
_Bonjour Capitaine, lenquête est bouclée
_MALBEUGE ? ! Vous mavez fait peur, je ne vous ai pas vu entrer
alors, racontez moi tout !
_Voyez-vous, toute lénigme repose sur une épée : celle que jai retrouvé dans le corps de Kyns. Cette lame, semble être habitée dune puissance chaotique, tenez, prenez la.
Lin déposa alors larme sur le bureau.
_Effectivement, elle nest pas très rassurante et alors ?
_ Dès que jai eu cette épée en main, jai eu limpression que quelquun mobservait
me sondait. Cétait elle
elle voulait découvrir le fond de mon âme. Cest la dague du paladin. Cest une épée gardienne, elle a une personnalité propre
elle a été forgée il y a des siècles par des paladins de Génes. Seul un homme dont les intentions sont pures peut la manier. Elle a disparu il y a près de 10ans quand le temple sest fait cambriolé par Enor Kyns. Quand ce dernier la porta à la ceinture le soir où il est mort, elle a réagit et a accomplit son office.
_Cest très bien, non seulement nous avons un individu gênant en moins mais en plus nous allons rendre une relique aux paladins, ils seront très content. Vous avez fait de lexcellent travail.
_Attendez, je nai pas terminé. Vous ne trouvez pas étrange quun voleur se promène en rue avec rue avec un objet quil sait dangereux ? En plus, vous avez déjà vu un voleur avec un anneau gravé à son nom ? Cest ridicule, en plus cette anneau nest même pas à la bonne taille.
_Ou voulez vous en venir ?
_ Une seconde ! Donc, jen conclu que lhomme qui est mort nétait pas Enor Kyns.
_Comment ? ! ! ! Cest stupide ! ! !
_ Pas tant que ça ! Je vais vous dire ce quil sest passé : le voleur a été renseigné par une tierce personne dune maison isolée, renfermant de grands trésors. Appâté, il décida de tenter le coup. Maigre butin
il navait réussi à glaner quun anneau et quune seule amulette, sans parler de larme évidemment. Il tenta de revendre ses objets mais la lame lui resta sur les bras. Il décida donc de la garder pour lui et ce qui devait arriver, arriva.
_Et qui est donc cette tierce personne dont vous parlez ?
_Mais vous le savez très bien : cest vous !
_QUOI ? ! POURQUOI AURAIS-JE FAIT UNE CHOSE PAREILLE ?
_Très simple : Cest vous Enor Kyns. Vous vouliez vous faire oublier, quoi de mieux de faire croire quon est mort ? Il ny avait pas un seul anneau, mais deux ! Comment cet anneau trop grand aurait-il pu tenir au doigt du voleur si ce nest par un maléfice ? Vous saviez très bien quil naurait jamais pu revendre la dague et quelle allait le tuer
_Raisonnement tout à fait correcte. Je vous ai sous-estimé Malbeuge. Le problème est que personne ne va jamais vous croire. Qui pourrait penser que cest moi, le capitaine de la garde de Mindolin qui suit en fait le plus grand voleur de tous les temps ? hehehe impossible.
_Mais mon cher Enor, je naurais rien à prouver. Quelquun dautre se chargera de vous faire payer pour moi.
Le rubi se mit alors à briller de milles feux et la dague senfonça profondément dans le cur du voleur. Avant même quil ne réalise son erreur, il était mort.
Il est des gens dont la présence n'affecte en rien une pièce, ils passent tellement inaperçus qu'ils pourraient mourir devant nous sans qu'on le remarque. Cest le cas de Lin de Malbeuge, après avoir récupéré la dague il quitta tranquillement la garde mais lui, avait un anneau dinvisibilité
Du fond du coeur
Ouvert par Aragorn le 13/04/2003
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13/04/2003